Frederick Henry Royce (1863 / 1933)

 

La Société F.H. Royce est créée en association avec Ernest A. Claremont, un petit atelier basé à Manchester, à Cooke Street, équipé d'un moteur à vapeur pour fournir la "force" !
Les premières commandes sont la sous-traitance de petites pièces de lampes et de petits appareils de distribution.
Puis dès 1993, viendra la fabrication de moteurs et des génératrices électriques en courant continu... Royce fut parmi les premiers partisans de l'emploi du courant triphasé.

Les premiers clients étaient les fabricants de textile et les exploitants de mines pour haler le matériel.
Vient alors l'idée de construire des grues animées par ces moteurs électriques, ce qui était une totale nouveauté ! Elles supprimaient les trains de poulies dans les usines qui nécessitaient tout un système de palans et une nombreuse main d'œuvre.
De plus en plus imposantes, ces grues sur rail propulsées par des moteurs de 70ch et munies de changements de vitesses, étaient utilisées sur les docks et dans les aciéries. Fabriquées par la Société Royce, sous la supervision de Henry Royce lui-même, elles étaient bien construites, silencieuses et duraient longtemps... et étaient chères !

Le principe de Royce ayant toujours été "La qualité demeure longtemps après que le prix ait été oublié"

Le capital s'élève à 30 000 £. Ainsi, avant même de songer à l'automobile, Henry Royce était devenu un homme aisé.


Sa première voiture fut un Quadricycle De Dion, véhicule rustique mais de conception ingénieuse.
Royce y apporta régulièrement des modifications, inaugurant sa future méthode qui consistait à acheter le meilleur... pour l'améliorer encore.

Sa deuxième voiture fut une Decauville de 1902. Une voiture bien conçue qui avait une réputation de fiabilité. Son moteur était placé à l'avant, un pont Hotchkiss et une boîte de vitesses étanche... caractéristiques qui se retrouveront sur le premier modèle Royce... mais en plus raffiné, mieux proportionné et soigneusement exécuté.

Lorsque Royce entreprit de construire sa propre voiture, ses associés comprirent qu'il ne servait à rien de discuter et se plièrent à cette décision. Deux apprentis, Eric Platford et Tom S. Haldenby, sont affectés au projet.
Puis Henry Edmunds, Directeur de Sociétés et passionné de mécanique, entra en relation avec Claremont pour affaires... étant membre du club très fermé des automobilistes, il s'était lié d'amitié avec le fils de Lord Llangatock, l'honorable Charles Stewart Rolls et persuadé que ce dernier saurait apprécier l'excellent travail de Royce, organisa un rendez-vous entre les deux hommes.
Royce refusa d'aller à Londres pour y rencontrer Rolls, aussi Edmunds persuada de dernier de faire le voyage à Manchester.

Charles Stewart Rolls apprécia l'homme et l'ingénieur qu'était Henry Royce... et réalisa que, si l'on lui en donnait les moyens, il pourrait construire les "meilleures voiture du Monde" !

Il dépêcha son associé, Claude Johnson, pour préparer les accord commerciaux.


Pour avoir trop travaillé et trop négligé son alimentation, Royce tomba malade. Johnson le persuada de quitter l'usine et de vivre dans une semi-retraite en ayant près de lui un bureau d'études personnel, d'où il pouvait superviser les projets des ingénieurs... Une armée de projeteurs faisant la navette entre sa retraite et l'usine.
Johnson avait fait construire une maison "la Villa Jaune", sur la Côte d'Azur en France, deux ans auparavant... et après une convalescence à Overstrand, dans le Norfolk, où une infirmière, Ethel Aubin, le soigna, Royce fut emmené à la Villa Jaune pour y achever sa guérison.
L'endroit lui plut tellement que Johnson acheta un terrain près du sien et fit construire une ville et des dépendances en 1912.
Royce devint semi-invalide et sa femme, Minnie, le quitta.
A partir de cette époque, Royce fut soigné et nourri par l'omniprésente Aubin dont le dévouement prolongea sa vie de plusieurs années.

Cet exil, loin de l'usine, exigeait une duplication importante de tous les projets et une méthode de travail gênante, mais autant Clairemont que Johnson savaient bien qu'Henry Royce était le capital le plus important de la firme.

 

Frederick Henry Royce s'éteignit le 22 avril 1933.
 





      

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